Questions fréquentes
Ce que l’on me demande le plus souvent
Prendre un premier rendez-vous suppose souvent d’avoir levé plusieurs incertitudes. Voici les réponses aux questions qui reviennent, y compris celles que l’on n’ose pas toujours poser au téléphone.
Quelle différence entre un psychologue, un psychiatre et un psychothérapeute ?
Le psychologue est titulaire d’un cursus universitaire de cinq ans en psychologie, sanctionné par un master avec stage professionnel : c’est un professionnel de la parole et du psychisme, qui ne prescrit pas de médicaments. Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie : il peut prescrire un traitement, poser un diagnostic médical et délivrer un arrêt de travail. Le titre de psychothérapeute est un titre réglementé distinct, accessible aux psychologues et aux médecins après une formation complémentaire, mais aussi à d’autres profils sous conditions. Les trois se complètent souvent : il n’est pas rare qu’un suivi psychologique se mène en parallèle d’un traitement prescrit par un médecin.
Comment savoir si j’ai besoin de consulter ?
Il n’existe pas de seuil de gravité à atteindre pour avoir le droit de consulter. Les signes qui reviennent le plus souvent sont un mal-être qui dure depuis plusieurs semaines, un sommeil ou un appétit durablement perturbés, une irritabilité inhabituelle, la sensation de tourner en rond sur les mêmes pensées, ou le sentiment que quelque chose se répète dans votre vie sans que vous compreniez pourquoi. La question n’est pas de savoir si votre situation est assez grave, mais si elle vous pèse. Un premier échange téléphonique de quinze minutes, sans engagement, suffit souvent à y voir plus clair.
Comment se déroule la première séance ?
La première séance dure 50 minutes. Vous racontez ce qui vous amène, dans l’ordre que vous voulez et avec vos mots ; il n’y a rien à préparer et aucune façon correcte de commencer. Je pose des questions pour comprendre le contexte, votre histoire et ce que vous attendez de ce travail. À la fin de la séance, nous décidons ensemble s’il y a lieu de continuer, et à quel rythme. Si je ne suis pas la personne indiquée pour votre situation, je vous le dis et je vous oriente vers un confrère ou un dispositif adapté.
Combien de temps dure un suivi ?
Cela dépend entièrement de ce qui vous amène, et cela ne se décide pas à l’avance. Certaines situations bien délimitées se dénouent en quelques rencontres ; d’autres, qui touchent à des schémas anciens, demandent plusieurs mois. Le rythme le plus courant est d’une séance par semaine ou tous les quinze jours, au même créneau. Nous faisons le point régulièrement sur ce qui avance et sur ce qui reste. La fin d’un suivi se prépare et se parle en amont : elle ne survient pas du jour au lendemain, et vous restez libre d’interrompre quand vous le souhaitez.
Mes séances sont-elles confidentielles ?
Oui, sans réserve. Le psychologue est tenu au secret professionnel au titre des articles 226-13 et 226-14 du code pénal, et le code de déontologie des psychologues le rappelle explicitement. Rien de ce qui se dit en séance n’est communiqué à votre médecin, votre employeur, votre famille ou votre assurance, et aucune note clinique n’est enregistrée dans un outil informatique. Les seules exceptions sont celles que la loi prévoit strictement, principalement lorsqu’une personne vulnérable court un danger. Si un échange avec un autre professionnel s’avère utile à votre suivi, il ne peut avoir lieu qu’avec votre accord explicite.
Les séances sont-elles remboursées ?
Les consultations chez un psychologue en cabinet libéral ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie au titre du régime général. En revanche, un grand nombre de mutuelles prévoient un forfait annuel dédié au soutien psychologique : il est utile de vérifier votre contrat, car ce forfait est souvent méconnu. Une note d’honoraires vous est remise à chaque séance pour effectuer cette demande. Le dispositif Mon soutien psy ouvre par ailleurs droit à 12 séances par année civile, sans ordonnance, chez les psychologues conventionnés.
Que se passe-t-il si je dois annuler un rendez-vous ?
Un imprévu arrive, et cela n’a rien de problématique. Je vous demande simplement de prévenir au moins 48 heures à l’avance, par téléphone ou par message, afin que le créneau puisse être proposé à quelqu’un d’autre. Une séance annulée dans ce délai n’est pas due. En deçà de 48 heures, ou en cas d’absence sans prévenir, la séance est due, sauf circonstance exceptionnelle. Si vous avez réservé en ligne ou par téléphone, vous disposez par ailleurs de 14 jours après la réservation pour vous rétracter sans frais, quel que soit le délai qui vous sépare de la séance. Cette règle n’est pas une sanction : elle fait partie du cadre qui rend le travail possible, et elle vous est présentée avant toute réservation en ligne, puis rappelée lors de la première rencontre.
Comment se passe une séance en visioconférence ?
Vous recevez un lien avant la séance ; il suffit de cliquer dessus depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone, sans créer de compte ni installer de logiciel. La connexion est chiffrée et aucune séance n’est enregistrée. La durée et le tarif sont identiques à ceux d’une consultation au cabinet. Le seul préalable qui compte est le vôtre : être seul dans une pièce où vous ne serez pas dérangé, avec un casque si d’autres personnes sont dans le logement. Une première rencontre au cabinet reste préférable lorsqu’elle est possible, car beaucoup de choses passent par la présence.
Puis-je consulter pour mon adolescent ?
Oui. Pour un mineur, l’accord des titulaires de l’autorité parentale est nécessaire, et le premier contact se prend généralement par un parent. La première rencontre peut se faire avec vous, puis avec votre adolescent seul, ou directement avec lui selon ce qui paraît le plus juste. Un point important : le contenu de ses séances lui appartient et reste confidentiel à votre égard. Cette confidentialité n’est pas dirigée contre vous, c’est la condition pour qu’il puisse parler librement. Je vous tiens informé du cadre et du déroulement du suivi, jamais de ce qui s’y dit.
Vais-je devoir tout raconter de mon enfance ?
Non. Vous parlez de ce que vous voulez, quand vous vous sentez prêt. Il n’y a pas de programme à dérouler ni de question à laquelle vous seriez obligé de répondre, et dire « je préfère ne pas en parler aujourd’hui » est une réponse recevable. Le passé vient parfois dans la conversation parce qu’il éclaire une difficulté présente, mais ce n’est ni un passage obligé ni un point de départ. Le rythme est le vôtre.
Est-ce que consulter signifie que je vais devoir prendre des médicaments ?
Non. Le psychologue n’est pas médecin et ne prescrit aucun traitement. Un suivi psychologique repose sur la parole et sur le travail mené en séance. Si votre situation semble relever aussi d’un avis médical — un trouble du sommeil installé, une souffrance très intense, une question sur un traitement en cours —, je vous le dis clairement et vous oriente vers votre médecin traitant ou vers un psychiatre. Les deux approches se complètent souvent, et l’une ne remplace pas l’autre.
Et si le courant ne passe pas entre nous ?
C’est une question légitime, et vous n’avez pas à la justifier. La qualité du lien avec le praticien compte beaucoup : si vous ne vous sentez pas à l’aise, le travail sera difficile, et il vaut mieux le dire. Vous pouvez me le signaler en séance, ou simplement ne pas reprendre rendez-vous. Si vous le souhaitez, je peux vous orienter vers un confrère dont la pratique correspondrait mieux à ce que vous cherchez. Chercher la bonne personne fait partie de la démarche, ce n’est pas un échec.